




Frédéric Fontanini
Dressage de chiens d’arrêt
Chiots setters anglais disponibles et naissances à venir

Elevage de setters anglais de



Ce qui va suivre est dédié à ceux que j’appelle régulièrement les «fieldo-
Le travail de reproduction est basé sur deux critères bien distincts que l’on cherche à imbriquer sans cesse et qui tiennent en deux mots : le BON et le BEAU
une question se pose alors tout de suite : où prendre l’apport génétique qui rehaussera, tel l’épice en cuisine, l’une ou l’autre des caractéristiques de la lice ? Afin d’établir une échelle de valeurs permettant de rendre lisible les résultats d’une ou plusieurs années de compétition le club de setter anglais participe à deux types d’épreuve : le TRAVAIL et la BEAUTE. Commençons par la plus simple :
LES EXPOSITIONS (la beauté)
Lors d’une exposition les chiens sont jugés suivant des critères établis pour chaque race. Les appréciations sont alors fonctions du nombre de points concordant ou discordant entre le setter présenté et le setter type. Elles peuvent aller de la récompense suprême le CAC pour les plus typés au médiocre ou bon pour les chiens quelconques. Oubliez ici les «qu’elle est jolie» ou les «qu’il est mignon», non ici les juges essaient de faire rentrer l’animal dans un moule en faisant abstraction de tout sentiment. Le cumul de plusieurs récompenses dans une carrière amène à des titres de champion de (beauté) conformité au standard .Pour ma part la recherche d’une récompense quelconque n’est que la condition sine qua none à la validation des récompenses de travail .
LE TRAVAIL
De loin pour moi les plus importantes ! Le setter doit chasser oui mais avec un style innérant à sa race. Le standard de travail, disponible dans toutes les revues ou ouvrages qui lui est consacré, décrit un chien de grande amplitude développant à l’aide de son galop rasant une passion sans égal dans la recherche du gibier. Lors de cette dernière, le port de tête et le chanfrein doivent être dans la ligne du dos (pour la prise d’émanation), et le fouet maintenu dans une position légèrement en cîmetère. L‘arrêt est caractéristique très fléchi et très félin.
Voici les grandes lignes. Après, tous les setters qui chassent prennent des points, plus ou moins bien, mais ils prennent des points. C’est afin de ne pas perdre les caractéristiques de notre race que ces critères sont jugés et notés.
A ces fins, les épreuves de printemps, où l’on voit évoluer le chien sur de grandes distances et dans des végétations basses sont de véritables juges de paix. Epluchée, disséquée, l’allure de votre chien se doit d’être typique du setter anglais afin de lui permettre d’être récompensé en cas de prise point.
Ensuite si nous passons sous silence les concours sur bécassines et de montagne qui malgré le fait d’être passionnant n’intéressent que quelques spécialistes, nous en arrivons à la seconde épreuve majeure: les concours sur bécasses. Ce n’est pas un hasard si le setter anglais est la race la plus employée par les bécassiers ; son évolution en sous bois, son sens de l’initiative, son intelligence et son amplitude en font un auxiliaire dans cette discipline de tout premier ordre. Les résultats des concours qui s’intéressent à cet oiseau sont des plus suivis. Afin de fixer génétiquement les qualités des grands bécassiers, il est important pour l’éleveur de suivre les classements des différents mâles afin d’aller chercher la saillie la plus opportune à l’amélioration de sa lice .
Une autre discipline , et pas des moindres , permet de juger de la dressabilité de nos différents auxiliaires et leur qualité olfactives en solo ou bien en couple il sagit du gibier tiré ; ces deux dernières catégories amènent au titre de champion d’automne .
En résumé : l’éleveur choisi dans ce panel d’étalons le courant de sang qui lui semble être opportun pour son élevage. Ceci n’est possible que grâce aux juges, dresseurs qui chaque année fournissent leurs appréciations pour les uns, le travail de dressage et de présentation pour les autres . On entend souvent ici ou là : « mon chien est un super bécassier » oui, d’accord, mais pour qui ? Et par rapport à qui ? On a toujours le meilleur chien quand on ne s’est pas mesuré aux autres !
Il est ainsi possible de mettre en exergue les qualités de chaque lice et d’en atténuer les défauts en apportant à la saillie un chien de grande quête pour un manque d’amplitude ou bien un chien de stature puissante pour un physique insuffisant, pour ne citer que ces deux exemples...
Bien sûr, ces remarques sont formulées avec toute la modestie et l’humilité que nous impose la génétique quant à la probabilité plus ou moins grande de réussite.
Après ces explications, il faut savoir que la race évolue, elle est en perpétuel
mouvement, mais c’est grâce à ces garde-